Violences faites aux femmes
Triste réalité en Guinée !
Le 2 avril dernier, le prof «I. Baldé» du Centre Mère et Enfant à Kipé a organisé une conférence au Centre culturel Franco-guinéen. Le sujet portait sur les violences faites aux femmes et aux jeunes filles. A l’intention des représentants de la société civile, des religieux, des journaleux et des médecins.
Prof I. Baldé a projeté des images atroces de femmes et d’enfants victimes de violences. Il affirme que son Centre a reçu plus de 127 cas en 2 ans. Ces violences sont d’ordre physique, moral, sexuel. Ces violences selon Pr; Baldé entraînent des conséquences sur la personnalité de la victime. Beaucoup de personnes sombrent dans la méfiance, la dépression. C’est pourquoi, Pr I. Baldé a recommandé de lutter contre les effets du patriarcat qui donne le beau rôle à l’homme. De renforcer la sensibilisation à tous les niveaux pour combattre la violence sous toutes ses formes. De mettre un accent particulier sur l’éducation de la jeune fille et d’amener les femmes à faire valoir leurs droits. Dans les débats, les participants ont souligné que les violences à l’encontre des femmes continuent car les coupables restent toujours impunis. Il y a également que les femmes victimes de violences conjugales ne font pas recours à la justice par peur d’être répudiées par le mari mais aussi les us et coutumes leur font obstacles. Il semble que le recours en justice n’arrange pour autant. Une française qui était dans la salle a rebondi pour préciser que le silence des femmes n’est pas une question de coutumes mais qu’en France aussi, les femmes qui déposent des plaintes les retirent peu de temps après. Pour ceux qui continuent de maltraiter au nom de la religion, les religieux ont estimé que nulle part dans le Coran et la Bible cela n’est mentionné. Beaucoup ont précisé que la première forme de violence à l’encontre des femmes est la polygamie. Beaucoup d’adeptes de cette pratique font assez d’injustice. A ce niveau, les religieux sont revenus pour dire que toute personne est libre d’épouser une ou plusieurs femmes à condition de les traiter de la même manière. Les participants ont demandé au prof Baldé ce qu’il a fait quand il a enregistré tous ces cas. En réponse, il a précisé le premier rôle du médecin est de sauver le patient d’abord. Mais que des associations de défense de droits des femmes, des centres d’écoute pour femme devraient faire le reste.
La Maï-Bah
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Campagne mondiale pour l’éducation
Le 24 avril, a eu lieu le lancement officiel de la campagne mondiale pour l’éducation à l’école primaire Federico Mayor de Sandervalia.
Cette campagne s’inscrit dans le cadre de l’accroissement du budget de l’éducation à 40%. Avec pour slogans « Retour à l’école, il est temps d’apprendre» et «Augmentez l’aide pour l’éducation. Respectons nos engagements maintenant». (Excusez du peu !) Une initiative du gouvernement du PM Kou-raté soutenu par l’ONG « Aide et Action», l’UNESCO mais aussi PEPT et DVV international.
La cérémonie s’est déroulée devant un parterre d’élèves, de parents d’élèves, amis de l’école, enseignants et responsables de l’éducation.
Discours de bienvenue et présentation de l’établissement par Aïssatou Bachily, poème de la commission art et culture de l’école. L’éducation est considérée comme indispensable pour les enfants. M.Mouctar Oularé, secrétaire exécutif du Réseau Guinéen pour l’Alphabétisation (REGA) de rappeler que lors du forum de Dakar en 2006, le gouvernement de Fory Coco avait pris l’engagement d’accroître le budget de l’éducation à 40% et les partenaires étaient disposés à nous accompagner. Vu que rien n’est fait jusqu’à présent, on ne peut pas faire de reforme.
Les invités ont visité le bâtiment « Aimons le bien et le beau». Les salles rénovées, il y a six ans, se trouvent aujourd’hui dans un état de ruine totale. Un environnement pas du tout approprié à l’encadrement des enfants.
O.K.Bah
Sous le cocotier
J’étais tranquillement couché dans mon hamac, en train de balancer sous le cocotier, le chapeau de paille sur le visage quand on m’a Conté cette terrible histoire d’engueulade dans les couloirs du buisson suprême du Royaume. On raconte partout là-bas, la pulpe de coco entre les dents, un bon paquet de sofas alentours, qu’un certain nombre d’amis et courtisans s’étaient sagement retrouvés autour du Roi, dans sa Tanière de Cona-cris, vers le milieu de la semaine passée pour parler de tout et de rien.
Malheureusement, la plupart des figures présentes ne semblaient pas s’accommoder d’un certain Kou-raté, qu’elles jugent à tort ou à raison, peu apte à mener le pays au bonheur. Sur ces entrefaits, arrive une grosse cylindrée de la gent féminine qui soupçonne le groupe de vouloir déstabiliser l’ami de la Primature. S’ensuit alors une forte engueulade, assaisonnée de quelques menaces à l’endroit du groupe taxé de toutes les malveillances de Cona-cris et de Navarre.
Pourtant, à ce qu’il semble, personne n’a daigné ouvrir la bouche pour tenter de répondre ou de jurer la main, sur le reste de la carrière, qu’on parlait de tout autre chose. A moins que l’on se soit trompé sous le cocotier
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