Chronique Assassine |
Ah, Sy M. Alpha Oumar ! J’ai lu, dans un site internet, de M. Alpha Oumar Sy Savané, professeur, géographe, spécialiste en géostratégie, l’article intitulé : « Les trois glorieuses de 1958 et la paire de gifles de Sékou Touré à Charles de Gaulle.» Il cite : le 28 septembre 1958, le 2 octobre 1958 et le 12 décembre 1958. Acteur et témoin de cette période, je livre ces quelques faits historiques. Le vote du 28 août 1958Si 94 % des Guinéens ont voté NON c’est grâce à l’unité nationale réalisée six mois avant le scrutin. Je suis d’accord à 100 % avec M. Sy Savané lorsqu’il écrit : « Le référendum proposé le 28 septembre 1958 a créé une brèche dans l’empire colonial. C’est à la fierté des Guinéens et non du seul Sékou Touré ». M. Sy Savané aurait pu illustrer la contribution du Ghana et de la Guinée par le cas des deux premières Républiques noires, (Haïti en 1804) et (Liberia en 1847) qui a été sans effet sur les colonies d’Afrique. La naissance de la RépubliqueLa proclamation de la République le 2 octobre 1958 par Saïfoulaye Diallo, (président de l’Assemblée territoriale d’alors) est saluée par tous les Guinéens du dedans et du dehors, les Africains luttant pour la décolonisation totale du continent de l’Afrique, les Européens amis de l’Afrique. Notre société recelait les ressources humaines compétentes et les atouts matériels, agricoles et miniers pour construire une société prospère et solidaire. M. Sy, la présentation de cette lutte pour l’émancipation africaine et notre indépendance me paraît partiale et partielle. Témoignage partial…Vous semblez suggérer que le non massif des Guinéens est l’œuvre du seul Sékou Touré. Vous occultez tous les acteurs, connus et anonymes, de cette magnifique victoire. Vous faites un embargo total sur les valses-hésitations du leader du P.d.g qui n’a pris la décision de voter non que le 14 septembre 1958, deux semaines seulement avant le vote. Cette décision s’est imposée à son parti après l’échec de la tentative de renouer avec la France le 26 août 1958 à Dakar. PartielVous avez omis de rappeler l’éphémère rétablissement de l’unité nationale par la réintégration des élus P.s.g (de Pita) et Indépendant (de Dinguiraye), à l’Assemblée territoriale le 2 octobre 1958 après en avoir été exclus par le P.d.g qui ne tolérait aucune opposition. A la séance solennelle de proclamation de l’indépendance, Saïfoulaye Diallo appelait, outre les 56 élus du P.d.g, les trois élus de Pita dont Barry III et l'élu indépendant Habib Tall. Vous occultez le rôle de tous ceux que Sékou Touré et son P.d.g accusaient de « saboteurs, anti-guinéens basés à Dakar, à Paris et agents de la 5e colonne du complot permanent. » Vous classez les Guinéens en deux camps : les inconditionnels du P.d.g qui ont tous les droits et les anti-guinéens qui refusent toute allégeance à un homme ou un clan. La Guinée à l’ONU Autant on ne peut parler du 28 septembre 1958 et des crimes politiques du P.d.g sans citer le nom de Sékou Touré, autant on ne peut parler du 12 décembre 1958 (notre entrée à l’O.n.u) sans désigner et louer le talent diplomatique de Diallo Telli. Le premier pourrait être comparé à Maréchal Pétain, le second à Talleyrand moins la fourberie et le cynisme. Quel cinquantenaire ?A la faveur du cinquantième de notre indépendance, il serait dommage que de notre société n’émergent pas des intellectuels assez courageux pour évaluer le chemin parcouru par notre pays depuis 1958. |
KOUTOUBOU !
CARTON JAUNE à STATUE,
ON DIT C’EST MONUMENT
DU CINQUANTENAIRE !
QUI EFFRAIE TOUT LE MONDE AU
PETIT CARREFOUR DU 8 NOVEMBRE.
NON MAIS…DIDON, C’EST QUEL MONSTRE ÇA ?
TU CROIS QU’ON COMPREND
TON MESSAGE ?
A TENSION, HEIN !
MON VIé !
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