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Entretien avec Mme Charlotte Bohot de MSF -Guinée
Mme Charlotte Bohot est la représentante-résidente de Médecins Sans Frontières en Guinée. Nous l’avons rencontrée pour parler du VIH/SIDA.

La Lance : Quelle est la mission de Médecins Sans Frontières en Guinée ?
Mme Charlotte Bohot : Pour le moment la mission de Médecins Sans Frontières en Guinée, est surtout orientée vers la lutte contre le VIH/Sida. Nous avons deux projets à Matam et à Guéckédou. On vient de terminer quelques urgences Choléra à Conakry et dans les préfectures de Boké et Boffa. Et on va commencer en collaboration avec le ministère de la Santé à voir ce qu’on peut faire pour la vaccination contre la fièvre jaune dans la région de Boké.
Quelles sont vos activités dans le cadre de la lutte contre le VIH/Sida ?
En dehors de Conakry, il y a la prise en charge globale des patients à Guéckédou. On commence par les activités de prévention, ensuite le conseilling et le dépistage volontaire des personnes qui se présentent à nous pour se faire dépister. On leur donne des explications sur leur état de santé, ensuite on fait le test pour leur statut sérologique. Les personnes séropositives sont référées dans des centres de traitement pour être prises en charge médicalement.
Que pensez vous de la féminisation du VIH/Sida en Guinée?
Je pense que ce n’est pas propre à la Guinée. C’est dans le monde entier. Les femmes sont plus vulnérables que les hommes. Donc il faut multiplier les efforts pour la prise en compte des femmes.
Est-ce que Médecins Sans Frontières sollicite d’autres institutions pour la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida?
Oui. Avec les partenaires on essaye de convaincre le plus de monde possible de mettre les
patients sous traitement. Il y a assez d’efforts dans la prévention et peu d’efforts dans la prise en charge. Sur le plan médical, psychosocial ou nutritionnel. Un patient sous ARV doit bien manger sinon le médicament risque de ne pas fonctionner. Nous plaidons vraiment pour impliquer le plus de monde possible dans la prise en charge des malades du Sida. Et pas seulement la prévention.
Quelles sont vos rapports avec le CNLS ?
Très bons. On se voit assez souvent parce que c’est le CNLS qui coordonne toutes les activités liées au VIH/Sida dans le pays. On a organisé la journée mondiale de lutte contre le VIH/Sida en étroite collaboration avec le CNLS.
Quel appel lancez vous à la population guinéenne ?
Je dirais deux choses. La première chose, c’est il faut que les gens se fassent tester pour connaître leur statut sérologique parce que quand on connaît son statut, on peut prendre ses précautions. Deuxièmement, je demande à la jeunesse de prendre toutes les précautions nécessaires parce que il existe un bon moyen de ne pas avoir la maladie, c’est le préservatif. Et donc il faut l’utiliser pour ne pas se contaminer.
Quelles sont les difficultés que vous rencontrez sur le terrain ?
Il y a toujours des difficultés par-ci, par-là mais je crois qu’avec des efforts on peut arriver à les surmonter. Par exemple, à Guéckédou, on a des patients qui ont besoin d’un appui nutritionnel mais nous n’avons pas assez de nourriture et on est obligé de se battre pour en avoir. On ne rencontre pas de problèmes de collaboration avec le gouvernement ou avec les autorités de la santé. Ça c’est vraiment quelque chose de très important ici en Guinée contrairement à d’autres pays.
Est ce que la lutte contre le VIH/Sida commence réellement à porter fruit ?
Je pense que la lutte contre le VIH/Sida commence à porter fruit. J’ai appris que de nouveaux partenaires sont arrivés. Toutes les ONG qui sont là travaillent ensemble et on collabore mieux. On pourrait aller encore plus loin. Je crois que ce n’est pas le travail d’une ONG seulement mais le travail de tout le monde, surtout les ONG guinéennes qui, elles, vont demeurer sur place quand nous serons éventuellement partis. Elles vont rester et elles continueront le travail. C’est pas seulement la collaboration entre ONG mais aussi avec les autorités du pays, je dirais tous les décideurs dans le pays.
Propos recueillis par
Maïmouna Bah et
Kounkou Mara

 Education pour Tous
La petite enfance en ligne de mire
Le PRCI/DPE, entendez «projet de renforcement des capacités institutionnelles et de développement de la petite enfance», a été initié par Aide et Action, pour garantir la prise en charge de la petite enfance. Pour une durée de deux ans. Il couvre l'ensemble des CRD (Communautés rurales de développement) des préfectures de Kouroussa, Dabola et Télimélé. Les districts ou villages identifiés dans chaque CRD, seront les zones d'intervention du projet. Selon Aide et Action, le PRCI/DPE vise l'amélioration de la qualité de l'enseignement à travers les objectifs suivants : aider les communautés et les autorités locales dans la gestion des projets(développement de la petite enfance), impliquer les structures en charge de la petite enfance pour accompagner les initiatives des communautés et des autorités, valoriser les pratiques locales dans la prise en charge et l'encadrement de la petite enfance. Le projet prévoit également deux modules de formation à l'intention des formateurs. Sur le développement intégré de la petite enfance, l'organisation et la participation communautaire. Selon Aide et Action, dans le cadre de la composante mobilisation sociale en faveur de la petite enfance, 32 CRD ont été touchées. Ce qui revient à
dire que 320 localités cibles ont été identifiées., Aide et Action souhaite un engagement citoyen pour pérenniser ses projets. Personnes ressources, entreprises et associations guinéennes doivent contribuer à l'effort d'éducation pour tous. C'est le moteur de tout développement.Aidez-vous, Aide etAction vous aidera.Aide et Action souhaite un engagement citoyen pour le développement de la petite enfance. Associations, personnes ressources et entreprises guinéennes doivent contribuer à l’effort d’Education Pour Tous. C’est le moteur de tout développement.
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